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HISTOIRE DU PIERCING

Le corps comme support de beauté

A travers le monde, de nombreuses tribus utilisent le corps et le façonnent comme un objet de beauté, par exemple avec les scarifications, les tatouages ou le piercing. Ces pratiques répondent à un concept de la parure et du spectacle, mais peuvent aussi relever de croyances religieuses, de rituels d’initiation, ou de codes sociaux. Ainsi, par le piercing entre autres, de nombreuses cultures apposent leur empreinte sur le corps humain. En Amérique du Sud, certaines tribus d’Indiens croient que le piercing peut développer les qualités du corps : par exemple, ils percent le lobe de l’oreille pour créer une nouvelle oreille symbolique, ou ils perforent le nez pour affiner l’odorat et la lèvre pour améliorer les capacités oratoires. Ces différentes parties du corps sont ensuite ornées de bijoux en or. Un autre exemple notoire est le labret porté dans certaines tribus d’Afrique Noire : incrusté dans la lèvre inférieure, ce labret prend la forme d’un plateau de bois, d’ivoire ou de terre cuite, et souligne la bouche, lieu de la parole.


Légende : Labret porté en Afrique. Agrandir la photo

En Occident … dès l’Antiquité : le « piercing des oreilles »

Durant l’Antiquité, le piercing apparaît déjà avec la perforation des oreilles. De nombreuses grandes civilisations perçaient les oreilles des femmes pour les parer d’anneaux ou de bijoux plus élaborés. En Egypte pharaonique, à l’est dans l’empire sassanide, et ensuite chez les Grecs et les Romains, la boucle d’oreille se décline en or et en argent selon des styles très variés, ornée de pierres précieuses ou de pâtes de verre colorées. Durant le Moyen Age et les siècles suivants, les boucles d’oreille restent en vogue, au même titre que les autres bijoux (bagues, colliers, pendentifs or), se faisant toutefois plus discrètes (anneaux, ou perles simples).

Légende : Boucles d’oreille de l’Antiquité romaine (photo Pierre Bergé & associés)Agrandir la photo

Aujourd’hui : le piercing est un atout de beauté

Les boucles d’oreille constituent la forme de piercing la plus répandue. Pour le piercing des autres parties du corps, c’est dans les années 1970, au sein de la communauté gay américaine, qu’il se développe. De là, il s’étendra aux milieux artistiques européens : Jean-Paul Gaultier le premier, présente des mannequins portant des piercings lors de ses défilés de mode en 1993. Des pop-stars comme Madonna, dans un esprit de provocation, contribueront aussi à l’essor du piercing. Aujourd’hui, le piercing est considéré comme une parure, un embellissement, au même titre qu’un bijou. Il a perdu son caractère purement provocateur, et de plus en plus de personnes, de tous milieux et de tous âges, choisissent de se faire percer dans un but esthétique. En Grande-Bretagne, on estime que près de 10% des adultes portent un piercing.

Légende : les piercings de christina aguilera
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